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Santé Publique France indique que plusieurs professionnels, notamment de services de psychiatrie et de pédiatrie, ont relevé depuis le début de la pandémie une augmentation de la prise en charge de jeunes patients pour tentatives de suicide et autres diagnostics de santé mentale. Dépression, anorexie, troubles obsessionnels compulsifs, phobies, etc. explosent. Les hospitalisations des jeunes de moins de 15 ans pour des motifs psychiatriques sont en hausse de 80%, selon le Conseil scientifique (notamment pour tentatives de suicide et troubles de conduite alimentaire tels que l’anorexie). C’est ce public chez qui les troubles se manifestent de façon brutale et qui peuvent être à l’origine de l’apparition de troubles plus sévères qui peut être concerné par ce dispositif dans la mesure où ces jeunes auront besoin d’une prise en charge spécialisée qui risque malheureusement d’être au long cours.

A cet égard, ce que dit le Pr Jean-Philippe Raynaud, chef du service psychiatrie des enfants et adolescents au CHU de Toulouse est édifiant : « Lors de la première phase de l’épidémie, nous avons alors constaté beaucoup de troubles anxieux, de décrochages et refus scolaires, en lien avec le premier confinement, la fermeture des établissements scolaires, une rentrée perturbée par des protocoles sanitaires qui changeaient souvent… Tout ça a créé beaucoup de discontinuité et de ruptures… d’anorexies chez les filles. Elles arrivent en nombre par les urgences avec des états d’amaigrissement très importants. Il y a quelques jours, chez les moins de 15 ans, nous en avions 15 hospitalisées au CHU, c’est du jamais vu. Et, depuis quelques mois, nous commençons à avoir des troubles psychotiques, des choses qui ressemblent à des débuts de schizophrénie. Ces troubles existaient certainement et étaient contenus, ils ressortent avec cette période de déstabilisation et l’ambiance anxiogène du moment. »

Lire l’entretien avec le Pr Jean-Philippe Raynaud ici

Ce sont en particulier ces jeunes qui commencent à développer des troubles psychotiques ou débuts de schizophrénie qui peuvent nécessiter l’intervention du SAAD en vue d’accompagner des parents complètement désemparés dans la façon d’appréhender cette nouvelle situation, via une aide matérielle (recherche d’une solution telle qu’une orientation vers une prise en charge spécialisée), éducative et/ou sociale.

Les jeunes qui souffrent de troubles anxieux, de décrochages scolaires et qui ne dérivent pas vers des troubles plus graves peuvent quant à eux bénéficier du forfait prépayé de 10 séances chez un psychologue de ville. Ce forfait, qui vient d’être mis en place par l’état, concerne les enfants âgés de 3 à 17 ans. Ce forfait d’urgence, prescrit par le médecin traitant, et est activable tout au long de la crise sanitaire, auprès de psychologues partenaires identifiables sur une plateforme.

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